J’ai eu la chance que mes enfants « fassent leurs nuits » très tôt. Aux alentours de 5-6 semaines ils enchaînaient de belles tranches de 22h à 6h. Quel bonheur me direz-vous ? Hmmm… que les choses soient claires : cela n’a pas duré. Leur sommeil a « dégénéré » (et donc le mien/le nôtre) aux alentours de leurs 3-4 mois. Le sommeil a donc toujours été un sujet dans notre famille, et l’est toujours encore un peu pour le dernier qui aura bientôt 3 ans. Je crois que j’ai lu tous les livres sur le sujet 🙂

  • Ma première ne dormait pas de la journée.
  • Mon second ne dormait qu’en poussette ou chez sa nounou/à la crèche.
  • Mon dernier a passé plus d’un an à se réveiller 8 à 12 fois par nuit.

Bref, tout cela pour vous dire qu’en matière de sommeil de bébé, je me considère spécialiste et fort expérimentée (sachant que je partais bien car moi-même, j’ai « fait mes nuits » à l’âge de 5 ans :-).

Ma conclusion sur ce sujet, c’est que je jetterais tous les conseils, toutes les méthodes et tous les livres pour ne garder que celui-ci :

Il date de 2006 mais n’a été traduit de l’Espagnol en français qu’en 2017, donc assez récemment pour nous. Il compile toutes les découvertes de la science du sommeil de 0 à 6 ans et en plus d’être agréable à lire, ponctué d’humour, il est hyper documenté et déculpabilisant. Avant de faire naître tout espoir inutile aux parents fatigués qui passeraient par là, il y a bien un chapitre  » ce que l’on peut faire : petit guide à l’usage des parents désespérés » mais aucune recette miracle n’y est proposée mis à part beaucoup de patience, d’amour et de compréhension de ce qui se joue dans ces moments là pour le tout-petit.

L’auteur relève d’ailleurs les travaux d’anthropologues et d’ethno-pédiatres qui ont identifié certaines sociétés où l’insomnie n’existe pas et où l’on ne rencontre pas de troubles du sommeil. Ces sociétés se distinguent par la qualité des échanges verbaux avec le bébé, le contact permanent avec le bébé (portage +++) et un triptyque gagnant : allaitement, cododo et esprit d’ouverture envers l’enfant. Evidemment, en France, en 2021, nos modes de vies sont sans aucun doute moins adaptés à cette proximité physique avec bébé durant les premières années de vie de l’enfant… Il ne s’agit sans doute pas tant de choisir une manière de faire au profit d’une autre (allaiter VS donner le biberon), mais plutôt d’une démarche globale d’attention portée à l’enfant et d’accepter qu’un bébé qui vient de naître ne dort pas encore comme dort un adulte. Avoir conscience de ce qui se joue aide beaucoup à accepter les difficultés rencontrées en matière de fatigue et de réveils nocturnes. Et surtout, considérer cette phase comme « normale » change notre regard dessus et est même l’occasion d’y prendre du plaisir. Se plaint-on par exemple qu’un nouveau-né ne sache pas encore marcher et qu’il faille le porter toute la journée ? Non, et on prend même beaucoup de plaisir à porter ce petit être dans nos bras ! Accepter ce qui est en matière de sommeil de nos bébés et de nombre de réveils nocturnes, ça aide déjà beaucoup. C’est le début du processus pour arriver à prendre du plaisir sur le chemin qui amène chaque enfant à devenir autonome en matière de sommeil… avant de se réjouir aussi une fois sur la ligne d’arrivée (mais le chemin étant long, autant profiter AUSSI du paysage !).

Tout ce à quoi on résiste persiste, tout ce que l’on embrasse, s’efface » (Carl Jung)

Résister, soit vouloir absolument que son enfant dorme seul dans sa chambre 10 heures d’affilée par nuit alors qu’il n’y est pas prêt, cela revient à se compliquer la vie en tant que parents (émotionnellement, surtout) et à la compliquer clairement à nos tout-petits. Les réveils nocturnes et le besoin de proximité exprimé par nos bébés ne sont ni plus ni moins que l’expression des vestiges de notre humanité. Comme ce qui sous-tend finalement l’ensemble de nos émotions. A l’époque où les bébés naissaient dans les cavernes, ceux qui survivaient étaient ceux qui savaient le mieux garder leur maman en alerte, éveillée donc ! Et réciproquement, les mamans qui s’assuraient le mieux de leur descendance étaient celles qui répondaient le plus et le plus rapidement possible aux appels de leurs bébés. Nous sommes simplement les descendants de ces femmes qui emportaient leurs bébés partout et de ces bébés plus goulus que les autres et « rouspeteurs » pour reprendre un terme de l’auteur.

Et évidemment, un bébé qui naît aujourd’hui n’est pas bien différent d’un bébé Pierrafeu et aura besoin de temps pour comprendre que son environnement ne présente pas de menace immédiate et qu’il peut dormir sur ces 2 oreilles (SPOILER : cela arrive naturellement entre l’âge de 3 et 6 ans).

Je vous recommande donc chaleureusement la lecture de cet ouvrage et les éclairages qu’il apporte dans la compréhension du sommeil de nos bébés.

Mon témoignage n’a aucune valeur statistique mais je constate que mes enfants, passées les premières années « fatigantes » sont d’excellents dormeurs, qui vont aisément dormir chez les copains/copines/mamies sans que la question du sommeil ne pose aucun problème. Seul le petit dernier a encore besoin de notre présence au moment de s’endormir et se réveille encore parfois la nuit.

les sommeil des bébés

Le sommeil des bébés : mon avis de maman très expérimentée

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